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Devenir pilote privé : quel budget faut-il prévoir ?

Suite au commentaire posté par Romain sur le montage vidéo de mon 4ème cours, j'ai pensé qu'il pouvait être intéressant d'écrire...

jeudi 29 mars 2012

Finalement, c'était pour le 28 :-)

J'ai cru qu'on ne la ferait jamais cette navigation vers Cerfontaine.  Prévue début puis mi-mars, elle a finalement au lieu ce 28 mars en début d'après-midi.

Mais parlons d'abord de Cerfontaine.  La piste est située à moins de 30 nautiques (+/- 55 km) de Saint-Ghislain, soit approximativement 20 minutes de vol avec le WAC et sa vitesse de 2CV.  Cerfontaine est surtout connu pour sa proximité avec les Lacs de Platte Taille, comme on peut le constater sur cette carte :


Muni de deux pistes en herbe de 675 mètres (12R-30L) et de 800 mètres (12L-30R), Cerfontaine accueille avions, ULM, planeurs, moto-planeurs et hélicoptères.  Ce terrain est géré par le Gravity Park dont l'objectif est d'être un centre de loisirs centré sur les sports aéronautiques et sur la découverte de la nature.  

Un projet de village aéronautique est d'ailleurs envisagé par Gravity Park mais il semble que celui-ci ne rencontre pas le succès nécessaire.  Dommage ! Cela pourrait être un pur bonheur.

Visitez le village aéronautique de Cerfontaine

Partir sur Cerfontaine, ce sera pour moi l'occasion d'atterrir une seconde fois sur une piste en herbe mais aussi de découvrir un terrain sur lequel j'irai probablement régulièrement lorsque j'aurai ma licence en poche.

Comme me l'a demandé Damien, je n'ai préparé que l'aller pour cette navigation.  Autrement dit, mon tracé sur la carte ne mentionne que Saint-Ghislain > Cerfontaine.  Voyage sans retour ? Bien sur que non (sinon, vous ne seriez pas occupé à lire ce billet) mais comme je l'expliquais dans un billet précédent, cette navigation sera également l'occasion de faire un exercice de diversion.  Autrement dit, après Cerfontaine, je prendrai la direction de Saint-Hubert avant que Damien me demande de faire une première diversion vers un point inconnu et une seconde pour retourner vers Saint-Ghislain.

Dire que je n'avais rien préparé serait toutefois mentir.  Bien entendu, la consigne est respectée et le tracé s'arrête à Cerfontaine mais j'ai attentivement relu l'ensemble du passage sur les techniques de diversion dans le manuel de Navigation.  En théorie, cela parait simple mais quelque chose me dit qu'en pratique, j'aurai un peu plus de mal :-)

Nous partons donc sur Cerfontaine et la navigation se déroule correctement ... enfin ... presque correctement ! Mes vieux démons refont surface ...  3 mois sans faire de navigation pour un jeune pilote sans expérience comme moi, cela semble être de trop :-)

Quand je parle de mes vieux démons, je parle de mon chrono qui tourne, tourne, tourne mais que personne ne regarde.  En tout cas, pas moi et c'est bien dommage car celui-ci m'aurait encore une fois indiqué qu'il était bien plus que temps de scruter le sol pour y trouver le terrain que j'ai, entre-temps, largement dépassé ...  Damien me reprend en me signalant vivement que le terrain est bien derrière nous  maintenant.

Je me replace sur la bonne route et me prépare à l'approche finale.  Cette approche se déroule mieux que mon premier essai sur terrain en herbe.  Après l'arrêt complet au parking, nous nous dirigeons vers la tour pour enregistrer notre vol.  Damien en profite pour me faire un peu l'histoire de ce terrain qui a failli disparaitre à plusieurs reprises.  C'est maintenant un terrain privé qui ne demande qu'à voir ses activités se développer :-)

Nous repartons et je me dirige donc vers Saint-Hubert.  Après quelques minutes de vol, Damien me prépare à faire une diversion en me rappelant les quelques règles importantes.  Tout d'abord, pour quelle raison faire une diversion ? Il n'y a, en fait, pas qu'une raison mais une multitude de raisons pour lesquelles on peut être amené à faire une diversion :
  • la météo devant nous se dégrade
  • un ennui mécanique nous contraint à faire demi-tour (PNR pas encore dépassé)
  • un passager se sent mal
  • l'aéroport de destination n'est temporairement plus accessible
  • ...
  • on change d'avis ;-)
Dans tous les cas, le principe est le même : il faut déterminer le nouvel endroit où l'on souhaite se rendre (dans la majorité des cas, il s'agira d'un autre terrain) et déterminer l'endroit à partir duquel va démarrer la diversion.  Lorsque ces deux éléments sont connus, le premier travail consiste à tracer (à la volée) une ligne droite rejoignant ces deux points afin de pouvoir suivre les points de repères que nous allons rencontrer durant la diversion.

La deuxième chose à déterminer avec plus ou moins de précision, c'est le nouveau cap qui nous permettra de suivre la route fraichement tracée sur la carte.  Pour cela, deux possibilités : soit, on a un compas à sa disposition et il est possible de déterminer la route vraie de façon précise ; soit, on détermine cela "de visu" en se basant sur le nord vrai de la carte.  Dans les deux cas, il faut y ajouter la composante du vent pour calculer une dérive approximative.

Ensuite ? Il suffit de passer vertical du point choisi pour le début de la diversion et de prendre le nouveau cap estimé.  Le reste : que du connu :-) Il faut en effet repartir de la carte au sol mais de manière encore plus avancée qu'en temps normal car il s'agit de très vite déterminer si le cap choisi est le bon ou si une correction est nécessaire.

Aujourd'hui, l'exercice consistera à repartir vers le nord pour rejoindre Nivelle en traversant la zone de Florennes avant de repartir vers Saint-Ghislain.  Je choisis des éoliennes comme point tournant et trace ma droite vers Nivelles avant de prendre mon nouveau cap estimé.  Jusque là, tout va bien.  Comme ma route passe par Florennes, je prends contact avec le contrôleur qui ne nous autorise pas à traverser sa zone pour cause d'exercices aériens en cours.  Je décide donc de dévier sur la gauche tout en contactant Charleroi pour lui demander l'autorisation de passer dans sa zone pour rejoindre Nivelle.

Il m'autorise et mieux ... il me permet de rentrer dans sa CTR et de faire un vertical terrain ! Très sympa.  Je continue donc ma navigation et j'aperçois au loin la piste de Charleroi (EBCI) qui se présente au fur et à mesure au-dessous des ailes de mon avion.  Un rapide coup d'oeil sur la gauche me permet d'apercevoir quelques Ryan Air stationnés.

Nous continuons notre route vers Nivelle quand Damien me propose de faire la seconde et dernière diversion ; celle qui doit nous ramener vers Saint-Ghislain.  Je prépare ma diversion et annonce ensuite mon intention au contrôleur de Charleroi.  Il me demande initialement de repasser en-dessous de 2 500 pieds, ce qui nous obligerait de faire un détour pour contourner la Romeo 5 (comprenez : la zone restreinte entourant Mons et le Shape).  Je lui demande si je peux rester sous son contrôle le temps de dépasser cette zone et c'est accordé.

Je passe au-dessus du Grand Large et suit ensuite le canal pour rejoindre le terrain de Saint-Ghislain.  Le contrôleur me libère de son contrôle et j'entame petit à petit ma descente à 1 500 pieds me permettant de faire un "overhead" du terrain maison pour y rejoindre le downwind de la 27.  L'approche se fait correctement et l'atterrissage tout en douceur.

Encore un très beau vol dans ma mémoire et un très bel exercice de diversion.

A refaire !

A bientôt,
Olivier

lundi 12 mars 2012

Prochaine navigation ce mercredi fin d'après-midi !

Quel bonheur de voir les jours se rallonger et le beau temps revenir ...

Ces 2 composantes réunies vont me permettre de refaire une dernière navigation accompagné de Damien avant d'envisager mes navigations solo (gloups).  Pour cette dernière navigation, je dois préparer un vol vers Cerfontaine (EBCF) puis destination Saint-Hubert (EBSH) ...
Saint-Hubert où nous n'irons pas :-)

Damien profitera effectivement de cette navigation pour m'expliquer la pratique de la diversion.  Quelque part entre Cerfontaine et Saint-Hubert, Damien me demandera de faire diversion vers Saint-Ghislain ; raison pour laquelle je ne dois pas préparer ma route de retour pour cette navigation.

Il est impératif de bien comprendre comment préparer une diversion ; non seulement parce que cet exercice est demandé à l'examen pratique mais surtout car il est d'une réelle utilité lorsque la météo (ou d'autres éléments) empêche de poursuivre le vol vers la destination initiale.

Sur ce ... je vais commencer à préparer cette navigation.  Vivement mercredi :-)

A bientôt,
Olivier

vendredi 9 mars 2012

Sale temps pour l'aviation

Janvier pourri, février pourri et mars pourri : ça c'est fait :-)

Soyons plus nuancé.  La météo ne rend pas impossible la pratique du vol VFR mais pour un jeune pilotaillon comme moi qui attend une belle journée avec 10km de visibilité et pas un gramme de vent pour faire sa première navigation solo vers Wevelgem ; on peut dire que le temps est pourri.

Du coup, petit changement de plan.  Etant donné que ma dernière navigation remonte à mi-décembre 2011, Damien préfère refaire l'une ou l'autre navigations ensemble avant de m'autoriser à partir seul.  J'avoue que je trouve cela également plus sage.  J'efface donc ma préparation sur la carte en attendant la prochaine destination.

A bientôt,
Olivier

lundi 5 mars 2012

Je fais mes comptes

Je regardais mon carnet de vol que je viens de mettre à jour avec mes vol de janvier et je fais mes comptes :

  • 26 heures 53 minutes de vol au total
  • dont 6 heures 47 minutes en solo (yes, j'en ai assez pour faire mes navigations solo
... soit plus ou moins 3 heures 20 par mois.  Pas énorme en fait :-)

Le principal est qu'en ajoutant le temps que mes navigations solo vont me prendre (dont ma grande navigation), je vais très vite atteindre les 45 heures de vol minimum nécessaires pour passer l'examen pratique.

A bientôt,
Olivier

dimanche 4 mars 2012

Coût total estimé pour le PPL

Il y a quelques temps, j'avais écrit un billet pour parler des frais à prévoir pour le PPL.

Pour une idée plus précise, je vous invite à vous rendre sur le site de l'Aéroclub du Borinage qui vient de faire paraitre un tableau de l'ensemble des frais, selon les chiffres de 2012.

Vous pourrez, entre autres, y découvrir le coût de la formation théorique mais aussi les différents coûts administratifs à prendre en compte.

Cliquez ici pour obtenir une estimation du coût de la formation.

Mais non, je n'ai pas arrêté ... Loin de là :-)

C'est la réaction que beaucoup de personnes ont en voyant ce blog rester au point mort depuis le réçit de ma premier solo.  Il a abandonné ;-)

Non, pas du tout mais j'avoue que j'ai arrêté de prendre le temps de consigner dans ce blog l'avancée de mon apprentissage.  Quel dommage.  Je ne tenterai pas de trouver une excuse même si certaines seraient faciles à trouver.

Ô que oui, j'ai continué à voler après ce 3 septembre mémorable...  Et comment !

Je vais donc tenter de rattraper tout ce retard en décrivant toute l'évolution.  Il y a tellement de choses à dire :-)

A bientôt,
Olivier