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Devenir pilote privé : quel budget faut-il prévoir ?

Suite au commentaire posté par Romain sur le montage vidéo de mon 4ème cours, j'ai pensé qu'il pouvait être intéressant d'écrire...

dimanche 27 novembre 2011

En route vers Namur ...

Après cette première navigation "encourageante" et vu le beau mois de novembre dont nous profitons, il serait dommage de ne pas enchaîner.  Je prends donc très vite un nouveau rendez-vous avec Damien afin de fixer la seconde destination.  Après Wevelgem (EBKT), direction Namur-Surlaée (EBNM) :-)

Cette navigation sera déjà un peu plus longue et me permettra aussi d'intégrer un point tournant dans la préparation de ma navigation.  Pour aller vers Wevelgem, c'est assez simple : c'est tout droit sur Sierra avant d'apercevoir l'aéroport.  Pour Namur, un direct n'est pas réellement envisageable car cela demanderait de couper la zone de Charleroi.  Il faut donc contourner cette zone.

Tout à gauche de la carte : Saint-Ghislain.  Tout à droite : Namur.  Entre les 2 ... la zone de Charleroi
On contourne donc cette zone via non pas 1 mais bien 2 points tournants :


Le premier point tournant permet de passer au sud de la zone de Charleroi et de rejoindre le second qui est bien visible car matérialisé par un parc d'éoliennes :


Arrivé aux éoliennes, il est assez facile de repérer le terrain en herbe de Namur pour plusieurs raisons :

  • il est bien entouré par des lignes de chemins de fer
  • lignes de chemin de fer précédées par des lignes électriques
  • le terrain borde une autoroute
  • et last but not least : par beau temps, l'activité autour du terrain est assez importante notamment du à la présence de parachutistes et de planeurs ... prudence à l'approche :-) 
J'ai soigneusement préparé cette navigation et je suis bien décidé à être très attentif pour repérer correctement les différents points sur la carte et au sol.  Je m'entraine mentalement en me répétant continuellement "doigt sur la carte et aller de la carte au sol ... de la carte au sol et non l'inverse !".

Nous sommes samedi et il est 14h30 quand nous décollons de Saint-Ghislain.  La piste 27 est en usage : après décollage, je me placerai en downwind avant de prendre un cap direct vers mon premier point tournant.  Il s'agira d'être très attentif durant cette première branche car les points de repères sont moins évidents que vers Wevelgem.  Ce sont beaucoup de champs, de prairies et quelques routes nationales.

Cette première branche se déroule plutôt bien ... enfin ... parce que Damien se trouve à côté de moi et qu'il me fait remarquer que j'approche de mon point tournant.  Aie ...  J'ai bien failli le louper celui là.  Et pour cause : je ne fais pas encore assez attention à la valeur de l'information fournie par le chrono.  Pourtant, durant ma préparation, je veille à bien noter des repères temps sur la carte mais mon esprit est tellement occupé par tenter de trouver les points de repères que je ne pense pas encore assez à vérifier si mes repères temps correspondent à mon chrono.

Et pourtant, cela correspondait depuis le début de la navigation.  En veillant à cela, j'aurai pu braquer mon attention sur la visualisation de ce point de repère tout en approchant du repère temps noté sur la carte.  Bon ... pas grave ; c'est noté pour la prochaine fois.

La seconde branche s'annonce plus simple : le temps est couvert mais la visibilité est très bonne.  J'aperçois déjà au loin le parc d'éoliennes qui doit me servir de second point tournant.  Il ne me reste donc plus qu'à confirmer que ce parc est le bon en trouvant des points de repères sur ma carte et les repérer au sol.  Le WAC avance à son rythme tranquille ce qui me facilite grandement la tâche.  Au-dessus des éoliennes, le spectacle est toujours beau et impressionnant ; j'entame mon virage juste au-dessus d'elles pour prendre mon cap final vers Namur.

Je profite d'avoir confirmé mon cap pour prendre contact avec la radio :
- "Namur Radio, Oscar Oscar Whiskey Alpha Charlie."
- "Oscar Oscar Whiskey Alpha Charlie, reading you five. Pass your message!" 
- "Namur Radio, Oscar Oscar Whiskey Alpha Charlie, reading you five. Cessna 150, 2 people on board.  VFR flight from Saint-Ghislain to your field.  Estimating your field in 5 minutes.  Request information for a full stop landing."
- "Oscar Oscar Whiskey Alpha Charlie, Runway 24 in use.  Report when airfield in sight. Paradrop activity."
- "Runway 24 in use, will report when airfield in sight"

Bon, la 24 comme la logique le veut.  En décollant de Saint-Ghislain, la 27 était en usage.  Il était donc fort probable que la 24 soit la piste en service à Namur.  Ce sera donc un circuit main droite en évitant le survol de la piste étant donné qu'il y a du parachutisme en cours.



Ma première piste en herbe ...  Bizarrement, cela m'angoisse un peu.  Pas tellement de ne pas la repérer car j'ai visualisé beaucoup de photos de cette piste la veille et, comme de fait, je la repère très vite.  Non,  je suis angoissé car je suis persuadé que toucher sur une piste en herbe doit être assez différent que sur une piste en dure.  Je me place dans le circuit et je suis le seul.  Le downwind se déroule bien et je tourne en base tout en commençant ma descente.

Je passe en final et préviens la tour et mon angoisse revient.  Du coup, je suis un peu moins attentif à mes paramètres et Damien doit me rappeler à deux reprises de veiller à ma vitesse d'approche :

- "Olivier, il y a un peu plus de 10 noeuds de vent ; pense à augmenter ta vitesse d'approche !"
...
- "Olivier ! Ta vitesse stp ..."

Bon bon ... je reprends mes esprits et augmente ma vitesse.  Je suis assez bien dans l'axe et tente de maitriser l'arrondi pour effectuer un toucher en ... douceur ... bon beh c'est raté pour cette fois :-)

Ce sera un touché un peu dur mais l'avion est posé et je profite de cet instant.  Après avoir inscrit notre vol et s'être déshydraté, nous décidons de repartir sur Saint-Ghislain.  Le retour se fera par le Nord de la zone de Charleroi ; ceci permettra de changer de paysage.

Et puis surtout, ceci permettra de passer au-dessus de 2 500 ft en demandant l'autorisation de Charleroi et d'ainsi pouvoir passer au-dessus du Grand Large à Mons.  Cette zone est une Romeo ; autrement dit, une zone restreinte pour laquelle il est nécessaire d'avoir l'autorisation de Chièvres pour y pénétrer en-dessous de 2 500 ft.  Chièvres étant fermé, pour pouvoir la survoler, il faut impérativement passer au-delà de 2 500 ft ce qui signifie rentrer dans la TMA (comprenez zone d'approche) de Charleroi.  Le contrôleur accepte et me permets ainsi de bénéficier d'une très belle vue du ciel du Grand Large.


L'arrivée à Saint-Ghislain se déroule sans souci et c'est encore en homme heureux que j'aide Damien à rentrer l'avion.

A bientôt :-)
Olivier

mercredi 23 novembre 2011

Kortrijk Radio, Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie (2/2)

...  Je termine la préparation de ma navigation et, comme Damien me l'a expliqué, j'étudie plus en détails ma carte et mon tracé pour m'imprégner des points de repères les plus intéressants qui jalonneront ma route.


Au départ de Saint-Ghislain, après ma prise de cap et d'altitude, je commencerai par me diriger vers le bois de Stambruges et une clairière avant de croiser un chemin de fer précédé d'une antenne 10° à droite de ma route et d'une cheminée d'usine 10° à gauche ...


L'arrivée au point Sierra (un des points d'entrée du circuit de Wevelgem) ne sera pas compliquée à repérer : un gros échangeur d'autoroute précédé d'une très grosse ville à droite (Mouscron) avec une autre très grosse ville encore plus sur la droite (Tourcoing).

Et parlons-en de l'arrivée ! Ce sera une très grande découverte : rentrer dans le circuit d'un aérodrome inconnu et atterrir sur une piste immmmmmmeeennnnsssse :-) A côté des 640 mètres de piste de Saint-Ghislain, la 06-24 de Wevelgem, avec ses 1 900 mètres de long et ses 45 mètres de large, me paraitra interminable.

Vous me direz : ce sera plus facile.  Clairement pour la finale ! D'autant que si la piste en usage est la 24, je pourrai bénéficier de l'aide des PAPI pour choisir ma pente de descente.  Les PAPI sont des indicateurs lumineux qui sont situés en bordure de piste pour indiquer si la pente de descente est correcte ou non.

... mais avant la finale ... il faut rentrer dans le circuit et même si celui-ci se fait par la gauche comme à Saint-Ghislain, il est primordial d'étudier la carte d'approche avant.  Cette carte, la voici :

Il est important d'y repérer les points importants comme l'usine qui est à contourner durant l'étape de base sur la 24, le fait qu'il soit nécessaire de passer à droite de l'autoroute, etc.

Bref, je m'applique et je finis par terminer la préparation de ma navigation.  Rendez-vous est donc pris avec Damien pour faire cette première navigation.  Le temps commence à changer dans ce mois de novembre et cette première navigation doit être reportée à plusieurs reprises (pour cause de brouillard épais) jusqu'à cet heureux mardi 22 novembre 2011 à 11 heure ...

Une belle journée de semaine ; une belle matinée avec un brouillard qui a tout de même décidé de se dissiper pour laisser placer à un ciel très dégagé.  Le vent est calme et mon calcul de dérive est assez simple à faire à l'aide de mon computer.  On fait la visite pré-vol, les différentes checklist et on décolle.

Première étape d'une navigation : atteindre l'altitude et la vitesse décidée avant de prendre le cap pour passer au-dessus du point de repère choisi comme "début" de la navigation.  Dans mon cas, je ferai cela en démarrant un tour de piste plus ou moins traditionnel tout en poursuivant ma montée vers 1 500 pieds avant de faire un vertical du terrain de Saint-Ghislain en prenant un cap de 309° (dérive quasi nulle car la route dessinée est de 311°).

Top ! Je lance mon chrono ...  Ah beh oui : nous faisons de la navigation à vue et à l'estimée.  Autrement dit, il est nécessaire de choisir des points de repères sur la carte pour ensuite les repérer à l'extérieur tout en vérifiant (via le chrono) si les délais calculés durant la préparation sont corrects.  Si pas, cela peut indiquer que l'on s'éloigne de la route ou que le vent pris en compte pour les calculs et le vent réel ne sont pas identiques (en force ou en direction).  Tous ces éléments doivent alors être pris en compte, durant la navigation, pour effectuer des correctifs.

Ma prise de cap est bonne.  Ma carte sur les genoux avec le chrono attaché à un bord de celle-ci, je commence à scruter à l'extérieur pour trouver mes premiers points de repères : un bois au-dessus duquel je dois passer avant de faire un "vertical' de la clairière.  Ce premier point de repère est assez facile à trouver et je me réjouis de voir que je passe par le bon endroit :-)

On continue ...  Les points de repères aussi visibles se font un peu plus rares étant donné que la route amenant vers Wevelgem passe par une grande zone de plaine.  Il faut donc maintenant se baser sur le croisement des routes nationales ou des chemins de fer, les autoroutes que l'on longe ou des points re repères au-delà des 10° de lignes de dérives mais bien visibles tels que les éoliennes ou les villes (Leuze, Tournai, etc.)

Nez sur la carte, nez dehors ; nez sur la carte, nez dehors ...  Il ne faudrait pas arriver à en oublier de piloter l'engin.  Bien qu'il s'agisse essentiellement à maintenir un vol rectiligne en pallier facilité ar le trim que j'ai soigneusement fait, il est important de régulièrement vérifier différents paramètres : la température de l'huile est-elle toujours correcte ? Le niveau de fuel est-il toujours suffisant ? Le régime moteur n'a-t-il pas chuté, ce qui pourrait indiquer un début de givrage moteur, etc.  Durant une navigation, il est également impératif de régulièrement refaire une synchronisation entre le gyroscope et la boussole pour être certain que le cap suivi soit toujours le bon.

Tout se déroule pour le mieux et j'approche de Sierra.

- "Kortrijk Radio, Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie. Goodmorning", lancai-je à la radio après avoir pris soin de la régler sur 120.25
- "Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie, Kortrijk Radio.  Reading you five.  Pass your message."
- "Kortrijk Radio, Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie.  Cessna 1-5-0, 2 people on board.  VFR Flight from Saint-Ghislain to your installation.  Stable at 1 500 feets.  Approching Sierra.  Request landing information for a full stop"
- "Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie, Kortrijk Radio.  Runway 24. QNH ? (m'en souviens plus). Report overhead Sierra."
- "Kortrijk Radio, Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie.  Runway 24, QNH ? (m'en souviens toujours plus). Will report overhead Sierra"

Sierra est en vue et je m'en approche.  Comme prévu dans le précédent échange radio, je reprends contact avec la tour pour lui demander les informations d'entrée dans le circuit.  Le controlleur me propose sympathiquement une approche directe mais Damien prend l'initiative de répondre négativement pour me laisser faire mon approche classique par vent arrière.

J'avoue être un peu stressé en me plaçant en downwind de la piste 24.  Qu'est-ce qu'elle parait grande cette piste :-) Je reprends mes esprits et place ma carte d'approche sur les genoux pour me remémorer la procédure de circuit.  Je repère l'usine à contourner et tourne en étape de base.

Damien me conseille de ne pas entamer directement ma descente étant donné que nous sommes loin de la courte finale.  Je l'écoute et me prépare à tourner en finale.

- "Kortrijk Radio, Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie.  Final for a full stop."

Wow ...  Vraiment impressionnant mais cette immense piste va véritablement aider à faire un atterrissage parfait.  Je tente de conserver un taux de descente laissant 2 blanches et 2 rouges sur le PAPI indiquant un taux parfait.  J'approche ; je descends et je fais mon arrondi avant de poser mes roues sur la piste 24 de Wevelgem.

Quelle sensation ;-) C'est bizarre mais atterrir ailleurs qu'à Saint-Ghislain me fait ressentir à quel point c'est un bonheur de naviguer.

Après avoir rejoint le parking général face à la tour, Damien m'accompagne jusqu'au bureau d'enregistrement pour noter notre vol.  Wevelgem est un aéroport douanier, il faut donc passer par un "sas" de sécurité pour aller de la piste vers la tour et inversement.  Nous retournons ensuite vers l'avion pour refaire une visite pré-vol (et oui, c'est obligatoire pour s'assurer que rien n'est venu endommager l'avion durant le vol aller par exemple), les check list et repartir vers Saint-Ghislain.

La navigation retour se passe aussi bien que celle aller.  Le soleil étant maintenant de face, le léger brouillard se fait plus visible et la visibilité elle s'en voit un peu abaissée.  Il faut donc être plus attentif pour retrouver les points de repères.  Je me rends compte que j'ai assez de mal à repérer les chemins de fer, pourtant si utiles comme point de repère étant donné leur nombre assez important.

Après plus ou moins 35 minutes de vol, nous approchons à nouveau du bois de Stambruges.  Je prends contact avec la tour pour faire part de nos intentions d'effectuer un full stop landing avant de descendre à 1100 pieds et entrer dans le circuit main gauche de la piste 09 de Saint-Ghislain.

Après l'atterrissage, je retourne au parking heureux, satisfait de cette première navigation !

- "Bon, beh c'était pas mal du tout pour une première navigation", me lance Damien avant de continuer
- "Tu vas en préparer une seconde.  Elle sera un peu plus compliquée car il y aura des points tournants.  Je te propose d'aller à Namur"
- "Ok pour moi.  Je prépare cela"

Je quitte l'aérodrome le coeur remplit de bonheur d'avoir passé cette étape et d'excitation à l'idée de préparer cette seconde navigation.

A bientôt,
Olivier 



lundi 14 novembre 2011

Kortrijk Radio, Oscar-Oscar-Whiskey-Alpha-Charlie (1/2)

22 novembre 2011 ...  Après le 30 mai 2011 (début de ma formation) et le 03 septembre 2011 (mon premier solo), ce 22 novembre restera également une date marquée au fer rouge dans tout mon cheminement vers l'obtention de ma licence de vol.

Ma première navigation ...  Retour sur cet évènement !

Au cours théorique, nous avons maintenant terminé le premier gros bloc sur la réglementation aérienne et c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons entamé le cours de navigation.  Ceci tombe à pic ! Quelques jours avant, Damien m'avait donné rendez-vous en soirée au restaurant de l'aérodrome avec tout mon matériel de nav pour me donner toues les informations pratiques nécessaires à la préparation d'une navigation.

- "On va faire une première navigation vers Wevelgem !", m'annonce Damien

Vous imaginez mon excitation à l'idée de quitter mes circuits pour m'élancer vers une destination inconnue :-) Mais partir en navigation, cela se prépare et plutôt deux fois qu'une ! Il y a énormément de travail avant le vol à tel point qu'un adage bien connu des pilotes dit que l'avion est un moyen de transport rapide pour les ceux qui ne sont pas pressés :-)

C'est donc avec beaucoup d'attention que j'écoute Damien m'expliquer comment tracer ma navigation sur la carte, comment établir les lignes de dérive, déterminer la route, calculer le cap, marquer les repères temps, estimer l'arrivée, etc.  Toutes des notions et des calculs que nous allons approfondir tous ensemble durant la formation théorique.

C'est rempli d'informations et d'impatience que je retourne chez moi en sachant déjà que je n'arriverai pas à attendre plus longtemps pour préparer cette navigation :-) A peine arrivé à la maison, je sors tout l'équipement nécessaire à la préparation de cette navigation et je me concentre à "tout bien faire comme il faut".  Je tente de me rappeler de tout ce que Damien m'a expliqué 30 minutes auparavant et je commence à tracer une ligne droite entre Saint-Ghislain (EBSG) et Wevelgem (EBKT).

- "C'est une navigation assez simple à préparer", me dis-je tout en réfléchissant mentalement à la manière de tracer mes lignes de dérive.

Les lignes de dérive, ce sont des lignes tirées entre un point A et un point B, autour de la route à suivre et dont l'objectif est de représenter une zone de 10° à gauche et à droite de cette route.  Pour quelle raison ? Simplement pour pouvoir déterminer (une fois dans les airs) de combien de degrés avons-nous dévié par rapport à la route initiale.

Voici ce que cela donne sur ma carte :

En bas : Saint-Ghislain.  En haut : Wevelgem.  Entre les deux, en mauve, nous retrouvons la route que nous souhaitons suivre pour cette navigation.  En orange, les lignes de dérive.  De cette manière, si je passe au-dessus d'un point de repère que je retrouve à l'intérieur du triangle formé par mes lignes de dérive et ma route, je sais que ma dérive est située entre 1° et 10°.

Je continue à préparer ma navigation en suivant une checklist que j'ai établi pour être certain de ne rien oublier :

Quand je vous le dis qu'il y en a des choses à préparer :-) Et tout cela demande du matériel :

La suite de cette première navigation dans un billet futur :-)

A bientôt,
Olivier

mardi 8 novembre 2011

Et beh ... Y'a du boulot :-)

C'est définitif ...  Piloter un avion c'est une chose ... Bien le piloter, en est une autre :-)

Après ces quelques 16 heures de vol que j'ai à mon actif, j'ai le sentiment de commencer à me sentir à l'aise aux commandes d'un avion.  Bien entendu, je reste complètement humble et je sais qu'il m'en faudra encore quelques centaines avant d'être un pilote confirmé :-)

Mais tout de même ...  il m'arrive parfois de commencer à ressentir ce que veut dire cette belle expression qu'est "piloter aux fesses".  Ressentir sa machine, reconnaître le bruit du moteur et en déduire le régime de celui-ci, etc.

Et puis ... les cours théoriques débutent et cela vous met une bonne claque :-) Que de choses à apprendre ; que de choses à étudier, à maitriser, à comprendre ; que de choses à savoir ! On ne le dira jamais assez : à notre niveau, piloter un avion reste un loisir mais un loisir "professionnel".  Pour piloter un avion en toute sécurité, il faut en effet maitriser sa machine mais aussi maitriser toute une série de concepts théoriques des plus importants.

Ca, j'ai (je devrai dire nous) commencé à le comprendre en démarrant les cours théoriques.

Durant cette formation de 6 mois, nous allons aborder les différents thèmes sur lesquels nous serons interrogés à l'examen :

  • la réglementation et les procédures opérationnelles
  • la communication radio
  • les concepts de navigation
  • la météorologie
  • l'aérodynamique et les techniques d'exploitation de la machine
  • les performances humaines
Quel programme :-)

Mais quel plaisir ! Suivre les cours de Guy, c'est suivre les cours d'un passionné d'aviation avant même ceux d'un professeur ; c'est se dire que j'aurai probablement fait plus d'études si l'enseignement traditionnel se déroulait dans cette ambiance à la fois sérieuse et détendue ; c'est vivre l'aviation au rythme des pages de nos manuels, des représentations de notre professeur (et maintenant ami) sur le tableau blanc, des interventions de chacun d'entre nous, des pauses animées et amicales, des pensées vers un futur que l'on espère le plus proche possible ; celui où nous serons enfin en possession de notre "permis de voler de nos propres ailes" ...

C'est ainsi que nous passons nos mardis soirs (de 19h00 à 22h00) et nos samedis matins (de 09h30 à 13h30) ensemble, dans la salle de cours du club à l'arrière du hangar ; sous le regard attentif de nos petits avions.

A bientôt,
Olivier

dimanche 6 novembre 2011

De la précision, de la précaution et du solo

Au menu de ce samedi 5 novembre : 2 vols :-) Quand on aime, on ne compte pas.

C'est devenu une habitude depuis que les cours théoriques ont débuté : je profite que les débuts de matinées sont encore assez lumineuses pour faire un vol avant le cours qui débute vers 10h.  Sur le terrain à 08h30, cela laisse du temps pour une petite heure de cours avant de rentrer en salle.

Au menu de ce matin, de la précision, de la précaution et du pilotage avancé :-) Je rentre dans l'étape DC5 de la formation :
  • DC pour double commande
  • DC5 pour
    • Revision circuits, entrée et sortie, circuit court
    • Virages évolués, stall en virage, prise de cap
    • Atterrissages forcés, de précision, de précaution
Quel bonheur d'apprendre quelque chose de nouveau ! Maintenant que les circuits traditionnels commencent à être maitrisés, il était temps de passer à la vitesse supérieure en commençant les exercices de pannes moteur mais aussi les circuits courts et les atterrissages dits de précaution.

Ce sont autant de techniques qui sont à apprendre pour mieux maitriser l'avion mais surtout pour réussir à se sortir de situations difficiles ... le cas échéant :-)

Mais bon ... pourquoi se contenter d'un vol quand on a l'occasion d'en faire deux ;-)

Après le cours théorique durant lequel on a avancé pas mal dans la partie "Règlementation et Procédures opérationnelles", j'ai profité d'un trou dans le planning du WAC pour m'entretenir seul avec lui durant 49 minutes :-)

Après tout, le mois de décembre approche à grands pas et avec lui la période durant laquelle il sera plus difficile de trouver des périodes propices au vol.  D'ici là, profitons en un max :-)

A bientôt,
Olivier